vendredi 5 octobre 2007

Taroudant, présentation de la ville


Entourée par de magnifiques murailles crénelées de terre rouge et par les cimes enneigées du Haut Atlas, Taroudant est la ville de marché berbère typique, qui n’a guère changé depuis des siècles.
C’est son éloignement qui a permis à Taroudant de devenir le refuge des princes rebelles désireux de défier le pouvoir, tout en étant une proie convoitée par les tribus du Sud. Son âge d’or survint au 16ème siècle avec l’avènement de Saadiens, qui en firent pour un temps leur capitale : grande productrice de canne à sucre, de coton, de riz, d’indigo, elle attire alors les caravaniers. Au 20ème siècle, incorrigible, elle reste un foyer d’agitation contre le pouvoir central : de 1912 à 1913,
Taroudant fut le siège de la vaine résistance d’El Hiba, le « sultan bleu », qui s’était fait proclamer sultan à Tiznit après la signature du traité de Protectorat.
A voir :
Le Tour des Remparts : longs de 7 km, ils entourent la ville, avec d’immenses jardins et vergers situés hors des murs (oliviers géants, eucalyptus, palmiers, grenadiers) ; percée de cinq portes, dont la principale est la majestueuse Bab el Kasba cette muraille date du début du 18ème siècle
Les Souks : quoique moins célèbres et moins importants que ceux de Marrakech, ils comptent parmi les plus animés du Sud Marocain, avec une profusion de choses diverses : bijoux en argent, objets anciens, sculptures de petits objets de pierre (en calcaire assez tendre, gris et rose, typique de cette région appelé « pierre de Taroudant »), tapis, cuivres, fusils (dont les crosses sont parfois de véritables œuvres d’art), peaux de mouton, etc.
Le « Marché Berbère » : c’est le nom du marché quotidien, où l’on y trouve un grand choix d’épices, de légumes, de vêtements et de céramiques (plus animé le dimanche)

mercredi 26 septembre 2007

Chefchaouen, La grande mosquée El Masjid El Aadam

La grande mosquée « El Masjid El Aadam » a été construite par Mohammed Ibn Ali Ibi Rachid en contiguïté de la Kasbah...
C’est une mosquée à nefs longitudinales relevées par des arcs plein cintre, la salle de prière dispose de quatre portes : la porte principale Bab El Hamraa, Bab El Janayaz, Bab El Wodoua, Bab El Madrassa. Son minaret octogonal représente le style très caractéristique des minarets du nord du Maroc notamment de Tanger et de Tétouan…

jeudi 6 septembre 2007

Tétouan, Le Musée Ethnographique

Créé en 1928, le Musée Ethnographique de Tétouan occupe une forteresse historique construite sur ordre du sultan alaouite Moulay Abderrahmane vers 1830...
Tétouan et sa région comptaient parmi les centres de production artisanale les plus importants à l'échelle régionale et nationale, Le Musée ethnographique de Tétouan, présente à travers ses expositions les différents aspects de l’artisanat Tétouanais des siècles passés…
Le travail du zellige : marqueterie en terre cuite émaillée : Il constitue l'un des métiers artistiques les plus caractéristiques de la ville de Tétouan, il se caractérise par sa technique de façonnage, ses couleurs et ses
aspects de surface qui lui donnent une singularité et une authenticité particulières.
La poterie rifaine : poterie modelée à la main selon une tradition fort ancienne; c'est une production essentiellement domestique à usage culinaire souvent sans décors ou à décors géométrique simple, ciselée ou peinte à l'aide de teintes naturelles de couleur marron.
Production féminine, elle fait partie des tâches domestiques quotidiennes de la femme dans cette région.
Le travail du cuir : Comme en témoignent les tanneries de Tétouan qui pourraient dater du XVème siècle, le travail du cuir est aussi ancien dans cette ville. La fabrication de babouches, de ceintures, de sacs et autres objets en cuir était très florissante durant les siècles passés.
La broderie Tétouanaise (Taajira et Ghorza) : constitue l'une des broderies les plus originales du Maroc. Elle tient son origine, de l'art turc dont elle garde encore certains caractères de style et de motifs. Mais la broderie de Tétouan porte aussi nettement l'influence andalouse introduite par les émigrés andalous au XVème siècle.
le Musée ethnographique de Tétouan propose également les aspects culturels et ethnographiques de la ville et de sa région selon deux thématiques essentielles : vie publique et vie privée.

mardi 4 septembre 2007

Tanger, La Kasba de Ghaylan

La Kasba de Ghaylan est située sur la route de Malabata, sur la rive droite de Oued al Halk, à environ 2.5 Km à l’Est de la médina de Tanger.
La Kasbah fût construite en 1664 par al Khdar ou al Khadir Ghaylan, pour mener la guerre sainte contre les Anglais qui occupaient la ville de Tanger de 1662 à 1684.
Cette forteresse est protégée par deux remparts et des tours barlongues et semi-circulaires percés au nord par une porte monumentale, défendue de part et d’autre par deux bastions saillants.

mercredi 4 juillet 2007

Chefchaouen, Les reliefs


La Province de Chefchaouen se situe sur la chaîne rifaine. Les montagnes, d'une structure géologique relativement récente, sont formées de couches siliceuses et calcaires très accidentées avec des sommets dépassant parfois 2000 m
La ville de Chefchaouen se situe à 600 m d'altitude.


On distingue dans cette Province trois variétés de climat :
• La zone montagneuse au climat typiquement méditerranéen, pluvieux et froid en hiver et doux en été. Les précipitations y sont les plus importantes et varient entre 800 et 1.400 mm/an atteignant parfois 2.000 mm/an avec des chutes de neige.
• Un climat semi-aride qui domine la zone côtière avec des précipitations qui varient entre 300 et 400 mm/an.


• La zone Sud est caractérisée par un climat humide en hiver et sec en été avec des précipitations oscillant entre 900 et 1.300 mm/an.
Ces fortes précipitations, conjuguées aux caractéristiques morphologiques du terrain, exposent cet espace rifain au phénomène de l'érosion et de l'éboulement. Ainsi, la perte du sol est estimée à une moyenne annuelle de 3.500 tonnes par km2, soit la plus forte perte à l'échelle nationale.

lundi 4 juin 2007

Marrakech, le quartier de Guéliz


Crée dans les années 1920, sous le Protectorat, pour loger dans ses villas les familles des français et européens.
Guéliz demeure aujourd’hui encore un quartier résidentiel aux larges avenues.
Il s’étend à l’ouest et au nord de la médina, jusqu’aux pieds de du djébel Guéliz, la montagne d’où l’on extrayait le grès schisteux qui servait à l’édification des principaux monuments de la ville.

vendredi 1 juin 2007

Tiznit, la Médina


Les remparts de 7 km de long et 8 m de haut sont flanqués de 56 tours et percés de cinq portes.
Les 5 portes : Bab Aglou, Bab el Khemis, Bab Targa, Bab el Maader et Bab Oulad Jerrar furent réalisées dans la plus pure tradition Alaouite et rappellent très fortement celles de la ville d’Essaouira.