jeudi 6 décembre 2007

Chefchaouen, héritage andalou

Malgré le fait que la ville de Chefchaouen soit, à côté d'autres villes historiques, d'importance plus modeste, elle a pu abriter, depuis sa fondation à l'époque Wattaside en 1471 un nombre considérable de familles andalouses réfugiées là après la chute de Grenade en 1492.
Ces immigrés ont amené avec eux leurs moeurs, leur mode de vie et de culture. La musique, comme l'architecture et d'autres arts, en font partie. Ils ont tendance ainsi à préférer écouter cette musique savante, fortement chargée de nostalgie, qui rappelle la première patrie et soulage de la séparation du paradis perdu.
Les touristes européens considèrent Chefchaouen comme l'une des merveilles du Maroc : son cachet pittoresque, ses maisons aux murailles passées à la chaux et aux portes peintes
en bleu, aux toits de tuiles andalouses, ses jardins à la végétation luxuriante et ses sources abondantes. Tout cela donne à cette mystérieuse et charmante ville, un aspect méridional des plus séduisant. Charles de Foucauld qui y passa une nuit en 1883, en a laissé une description enthousiaste : «elle n'est, dit-il, que vie, richesse et fraîcheur».

vendredi 16 novembre 2007

Meknès, le Borj Belkari

Le Borj Belkari fait partie de la muraille Ismaélinne construite par le sultan Moulay Ismail (1672-1727) qui longe l’avenue Zine El Aabidine et l’avenue Abdellah Chefchaoueni.
Le Borj Belkari est l’un des principaux monuments de la ville de Meknès et donc été choisis pour abriter le musée de la poterie pré-rifain.

lundi 22 octobre 2007

Chefchaouen, les septes portes

Chefchaouen, que Charles Foucaud a visité et dont il a parlé avec lyrisme, demeure un paradis caché derrière ses montagnes et ses multiples portes. Cette paisible petite ville se caractérise par ses 7 portes, qui constituaient de véritables obstacles contre l'invasion étrangère:
- Bab Al Ain: passage obligé entre le centre actuel de la ville et la médina.

- Bab Souk: c'est la plus grande et la plus haute porte de la ville.

- Bab Al Mahrouk (son nom rappelle qu'elle fut brûlée, jadis, par des tribus rebelles).

- Bab Al Onsar: c'est la porte qui mène à la source de Ras El Ma ("Onsar" = source).

- Bab Sabanines.

- Bab Al Hammar.

- Bab El Mellah: c'est une entrée pour le quartier des juifs qui habitèrent la ville.

vendredi 5 octobre 2007

Taroudant, présentation de la ville


Entourée par de magnifiques murailles crénelées de terre rouge et par les cimes enneigées du Haut Atlas, Taroudant est la ville de marché berbère typique, qui n’a guère changé depuis des siècles.
C’est son éloignement qui a permis à Taroudant de devenir le refuge des princes rebelles désireux de défier le pouvoir, tout en étant une proie convoitée par les tribus du Sud. Son âge d’or survint au 16ème siècle avec l’avènement de Saadiens, qui en firent pour un temps leur capitale : grande productrice de canne à sucre, de coton, de riz, d’indigo, elle attire alors les caravaniers. Au 20ème siècle, incorrigible, elle reste un foyer d’agitation contre le pouvoir central : de 1912 à 1913,
Taroudant fut le siège de la vaine résistance d’El Hiba, le « sultan bleu », qui s’était fait proclamer sultan à Tiznit après la signature du traité de Protectorat.
A voir :
Le Tour des Remparts : longs de 7 km, ils entourent la ville, avec d’immenses jardins et vergers situés hors des murs (oliviers géants, eucalyptus, palmiers, grenadiers) ; percée de cinq portes, dont la principale est la majestueuse Bab el Kasba cette muraille date du début du 18ème siècle
Les Souks : quoique moins célèbres et moins importants que ceux de Marrakech, ils comptent parmi les plus animés du Sud Marocain, avec une profusion de choses diverses : bijoux en argent, objets anciens, sculptures de petits objets de pierre (en calcaire assez tendre, gris et rose, typique de cette région appelé « pierre de Taroudant »), tapis, cuivres, fusils (dont les crosses sont parfois de véritables œuvres d’art), peaux de mouton, etc.
Le « Marché Berbère » : c’est le nom du marché quotidien, où l’on y trouve un grand choix d’épices, de légumes, de vêtements et de céramiques (plus animé le dimanche)

mercredi 26 septembre 2007

Chefchaouen, La grande mosquée El Masjid El Aadam

La grande mosquée « El Masjid El Aadam » a été construite par Mohammed Ibn Ali Ibi Rachid en contiguïté de la Kasbah...
C’est une mosquée à nefs longitudinales relevées par des arcs plein cintre, la salle de prière dispose de quatre portes : la porte principale Bab El Hamraa, Bab El Janayaz, Bab El Wodoua, Bab El Madrassa. Son minaret octogonal représente le style très caractéristique des minarets du nord du Maroc notamment de Tanger et de Tétouan…

jeudi 6 septembre 2007

Tétouan, Le Musée Ethnographique

Créé en 1928, le Musée Ethnographique de Tétouan occupe une forteresse historique construite sur ordre du sultan alaouite Moulay Abderrahmane vers 1830...
Tétouan et sa région comptaient parmi les centres de production artisanale les plus importants à l'échelle régionale et nationale, Le Musée ethnographique de Tétouan, présente à travers ses expositions les différents aspects de l’artisanat Tétouanais des siècles passés…
Le travail du zellige : marqueterie en terre cuite émaillée : Il constitue l'un des métiers artistiques les plus caractéristiques de la ville de Tétouan, il se caractérise par sa technique de façonnage, ses couleurs et ses
aspects de surface qui lui donnent une singularité et une authenticité particulières.
La poterie rifaine : poterie modelée à la main selon une tradition fort ancienne; c'est une production essentiellement domestique à usage culinaire souvent sans décors ou à décors géométrique simple, ciselée ou peinte à l'aide de teintes naturelles de couleur marron.
Production féminine, elle fait partie des tâches domestiques quotidiennes de la femme dans cette région.
Le travail du cuir : Comme en témoignent les tanneries de Tétouan qui pourraient dater du XVème siècle, le travail du cuir est aussi ancien dans cette ville. La fabrication de babouches, de ceintures, de sacs et autres objets en cuir était très florissante durant les siècles passés.
La broderie Tétouanaise (Taajira et Ghorza) : constitue l'une des broderies les plus originales du Maroc. Elle tient son origine, de l'art turc dont elle garde encore certains caractères de style et de motifs. Mais la broderie de Tétouan porte aussi nettement l'influence andalouse introduite par les émigrés andalous au XVème siècle.
le Musée ethnographique de Tétouan propose également les aspects culturels et ethnographiques de la ville et de sa région selon deux thématiques essentielles : vie publique et vie privée.

mardi 4 septembre 2007

Tanger, La Kasba de Ghaylan

La Kasba de Ghaylan est située sur la route de Malabata, sur la rive droite de Oued al Halk, à environ 2.5 Km à l’Est de la médina de Tanger.
La Kasbah fût construite en 1664 par al Khdar ou al Khadir Ghaylan, pour mener la guerre sainte contre les Anglais qui occupaient la ville de Tanger de 1662 à 1684.
Cette forteresse est protégée par deux remparts et des tours barlongues et semi-circulaires percés au nord par une porte monumentale, défendue de part et d’autre par deux bastions saillants.